MUNICIPALITÉ DE LAC-SIMON

COMTÉ DE PAPINEAU

PROVINCE DE QUÉBEC

 

 

Séance spéciale du 20 septembre 2007

 ORDRE DU JOUR

 

1.                Adoption de l’ordre du jour

2.                Ouverture de la séance

3.                Relocalisation de la bibliothèque

4.                Adoption du règlement 395-2007 visant à combattre l’eutrophisation des lacs et des cours d’eau et les risques de prolifération des cyanobactéries

5.                Adoption du règlement 396-2007 limitant l’usage des  pesticides

6.                Personnel

7.                PDI :  Rivière Petite-Nation

8.                Marché public

9.                Club de ski de randonnée

10.            Bureau d’information

11.            Période de questions

12.            Levée de l’assemblée

 

 

PROCÈS-VERBAL

Session spéciale du conseil de la Municipalité de Lac-Simon, tenue le 20 septembre 2007 à 9h au centre administratif et à laquelle sont présents Madame et Messieurs les conseillers suivants :

Michel David                Don Saliba                 Jean Guy Maillé

Jocelyn Boisvert           Nelson Barnes            Reina Laniel

 

Formant quorum sous la présidence du Maire Monsieur Serge Thivierge.

 Madame Gisèle Prévost, sec. trés. est aussi présente.

 

Les élus étant tous présents et tous d’accords, certains sujets ont été ajoutés à l’ordre du jour.

 

304-09-2007           Ouverture de la séance

 

Il est proposé par Monsieur le conseiller Jocelyn Boisvert
Et appuyé par Monsieur le conseiller Nelson Barnes

Que,

La séance soit ouverte.

Adoptée à l'unanimité

 

305-09-2007            Adoption de l’ordre du jour avec les ajouts

Il est proposé par Madame la conseillère Reina Laniel

Et appuyé par Monsieur le conseiller Jean Guy Maillé

 

Que,

 

L’ordre du jour soit adopté.

 

Adoptée à l'unanimité

 

306-09-2007           Relocalisation de la bibliothèque

Attendu que les municipalités de Chénéville et de Lac-Simon ont pour projet de relocaliser la bibliothèque;

Attendu que les services d’un architecte sont requis;       

 

En conséquence,

 

Il est proposé par Monsieur le conseiller Jocelyn Boisvert

Et appuyé par Monsieur le conseiller Don Saliba

 

Que,

 

Le conseil municipal accepte que le contrat soit donné à la l’architecte Mercier pour une montant de 6,400$, taxes en sus;

 

Et que,

 

La facture soit acquittée à part égale entre les deux (2) municipalités.

 

Adoptée à l'unanimité

 

307-09-2007            Adoption du règlement 395-2007 visant à combattre l’eutrophisation des lacs et des cours d’eau et les risques de prolifération des cyanobactéries

 

CONSIDÉRANT  que la municipalité de Lac-Simon est régie par le Code municipal et la Loi sur les compétences municipales ;

 

CONSIDÉRANT que le développement des milieux de villégiature connaît un essor sans précédent, particulièrement sur les territoires qui présentent les plus grandes qualités environnementales ;

 

CONSIDÉRANT que ce développement sera de surcroît fortement stimulé, dans les municipalités de villégiature de la vallée de la Petite-Nation et particulièrement à Lac-Simon, par le parachèvement prochain de l’autoroute 50;

 

CONSIDÉRANT que le développement de la villégiature riveraine, s’il est mal encadré, entraîne la multiplication de pratiques humaines qui ont de fortes incidences environnementales et menacent les lacs d’eutrophisation ;

 

 

CONSIDÉRANT que l’eutrophisation des lacs se manifeste par une croissance excessive des plantes aquatiques et des algues, dont certaines espèces, comme les algues bleu-vert, produisent des cyanobactéries et différentes toxines (endotoxines, hepatotoxines, neurotoxines) qui sont

dangereuses pour la santé humaine et qui posent un problème de santé publique dans plusieurs municipalités de villégiature ;

 

CONSIDÉRANT que ce phénomène est causé principalement par : 1) l’utilisation abusive de fertilisants ; 2) l’utilisation de détergents contenant du phosphate ; 3) par le fonctionnement déficient de nombreuses installations d’évacuation et de traitement des eaux usées ; 4) par la tonte des pelouses, dont une partie des résidus riches en phosphore sont rejetés dans les plans d’eau ou se décomposent sur le sol ;

 

CONSIDÉRANT  que ces pratiques provoquent un apport en phosphore qui excède la capacité d’assimilation de ce nutriment par les plantes et la capacité de rétention du sol, de telle sorte que l’excédent de phosphore s’infiltre vers la nappe phréatique ou ruisselle vers les lacs et les cours d’eau, stimulant ensuite la croissance des algues bleu-vert qui produisent les cyanobactéries toxiques ;

 

CONSIDÉRANT  que ce phénomène est aggravé par l’altération de la végétation composant la bande de protection riveraine et les milieux humides, en privant ces derniers de la capacité d’assimilation, de rétention et de filtration qu’ils devraient normalement présenter ;

 

CONSIDÉRANT  que les moyens les plus efficaces de réduire les apports en phosphore d’origine humaine consistent : 1) à prohiber l’épandage des fertilisants sur la végétation, particulièrement sur les surfaces gazonnées ; 2) à prohiber l’utilisation de détergents contenant du phosphate ; 3) à contrôler l’efficacité des installations d’évacuation et de traitement des eaux usées ; 4) à interdire toute coupe d’herbe et toute altération de la végétation sur les rives des lacs et des cours d’eau et dans les milieux humides, de façon à favoriser la régénérescence d’une couverture végétale la plus dense possible, qui réduira ainsi la migration du phosphore et des autres polluants vers les plans d’eau ;

 

CONSIDÉRANT  que la Loi sur le développement durable (L.Q.2006, c.3) déclare que « les personnes, la protection de leur santé et l’amélioration de leur qualité de vie sont au centre des préoccupations relatives au développement durable ; les personnes ont droit à une vie saine et productive, en harmonie avec la nature » (art.6, par.a) ; par conséquent, la loi demande aux organismes de l’administration publique de prendre en compte, dans leurs différentes actions, la santé et la qualité de vie des citoyens ;

 

CONSIDÉRANT  que la Loi sur le développement durable (L.Q.2006, c.3) déclare que « pour parvenir à un développement durable, la protection de l’environnement doit faire partie intégrante du processus de développement » (art.6, par.c) ; par conséquent, la loi demande aux organismes de l’administration publique de prendre en compte, dans leurs différentes actions, la protection de l’environnement ;

 

CONSIDÉRANT  que la Loi sur le développement durable (L.Q.2006, c.3) déclare que « en présence d’un risque connu, des actions de prévention , d’atténuation et de correction doivent être mises en place, en priorité à la source » (art.6, par.i) ; par conséquent, la loi demande aux organismes de

l’administration publique d’appliquer, dans leurs différentes actions, le principe de prévention ;

 

 

CONSIDÉRANT  que la Loi sur le développement durable (L.Q.2006, c.3) déclare que « lorsqu’il y a un risque de dommage grave ou irréversible, l’absence de certitude scientifique complète ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir une dégradation de l’environnement » (art.6, par.j) ; par conséquent, la loi demande aux organismes de l’administration publique d’appliquer, dans leurs différentes actions, le principe de précaution ;

 

 

CONSIDÉRANT  que la Loi sur le développement durable (L.Q.2006, c.3) déclare que « la diversité biologique rend des services inestimables et doit être conservée pour le bénéfice des générations actuelles et futures ; le maintien des espèces, des écosystèmes et des processus naturels qui entretiennent la vie est essentiel pour assurer la qualité de vie des citoyens » (art.6, par.l) ; par conséquent, la loi demande aux organismes de l’administration publique de prendre en compte, dans leurs différentes actions, la préservation de la biodiversité ;

 

 

CONSIDÉRANT  que la Loi sur le développement durable (L.Q.2006, c.3) déclare que « les activités humaines doivent être respectueuses de la capacité de support des écosystèmes et en assurer la pérennité » (art.6, par.m) ; par conséquent, la loi demande aux organismes de l’administration publique de prendre en compte, dans leurs différentes actions, le respect de la capacité de support des écosystèmes ;

 

CONSIDÉRANT que l’adhésion des citoyens de Lac-Simon et du Conseil municipal aux principes énoncés par la Loi sur le développement durable (L.Q.2006, c.3) et leur volonté manifeste de contribuer à leur application en protégeant l’environnement et en minimisant les risques d’eutrophisation des très nombreux lacs et cours d’eau qui parsèment le territoire ;

 

CONSIDÉRANT  que la Loi sur les compétences municipales (L.Q.2005, c.6) confère aux municipalités le pouvoir réglementer en matière d’environnement, de salubrité, de nuisances, de sécurité et de bien-être général de la population ;

 

CONSIDÉRANT  que le Conseil souhaite protéger l’environnement et la santé de ses citoyens en adoptant le présent règlement numéro 395-2007 visant à combattre l’eutrophisation des lacs et des cours d’eau et les risques de prolifération des cyanobactéries ;

 

CONSIDÉRANT qu’un avis de présentation du présent règlement a été dûment donné à une séance tenue le 7 septembre 2007 ;

 

EN CONSÉQUENCE,

 

Il est proposé par Monsieur le conseiller Jocelyn Boisvert

Et appuyé par Monsieur le conseiller Michel David

 

Que,

 

 

LE PRÉSENT RÈGLEMENT NUMÉRO 395-2007 DE LA MUNICIPALITÉ DE LAC-SIMON ORDONNE CE QUI SUIT :

 

ARTICLE  1       Le préambule ci-dessus énoncé fait partie intégrante du présent règlement.

 

ARTICLE  2       DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES ET INTERPRÉTATIVES

 

 

2.1 Objet et territoire d’application

 

                        Le présent règlement numéro 395-2007, intitulé Règlement visant à combattre l’eutrophisation des lacs et des cours d’eau et les risques de prolifération des cyanobactéries, s’applique à l’usage de tout fertilisant, de tout détergent contenant du phosphate, à toute installation d’évacuation et de traitement des eaux usées, à toute altération de la végétation herbacée des rives et des milieux humides, par toute personne physique ou morale, sur tout terrain situé à l’intérieur des limites de la municipalité de Lac-Simon.

 

 

2.2                    Concordance réglementaire

 

Le présent règlement s'applique concurremment aux autres règlements municipaux. En cas d'incompatibilité entre les dispositions applicables de l'un ou de plusieurs des règlements municipaux, les règles suivantes s'appliquent :

 

Ø      La disposition particulière prévaut sur la disposition générale.

·        La disposition la plus exigeante ou la plus restrictive prévaut sur la disposition  la moins exigeante ou la moins restrictive.

 

Toutefois, chaque disposition du présent règlement s’applique sous réserve d’une disposition inconciliable d’un règlement provincial, lequel prévaut sur le présent règlement.

 

 

2.3                    Règles d’interprétation

 

Aux fins d'interprétation du présent règlement, les titres et symboles utilisés en font partie intégrale à toutes fins de droit.  En cas de contradiction entre un titre, un symbole et le texte proprement dit, le texte prévaut.

 

Quel que soit le temps du verbe employé dans le présent règlement, toute disposition est en vigueur à toutes les époques et dans toutes les circonstances où elle peut s'appliquer.

 

Le pluriel comprend le singulier et vice-versa, à moins que le contexte n'indique qu'il ne peut en être ainsi. Il en est de même du masculin et du féminin.

 

Avec l'emploi du mot "DOIT", l'obligation est absolue ; le mot "PEUT" conserve un sens facultatif.

 

Le mot "QUICONQUE" inclut toute personne morale et physique.

 

Toutes les dimensions, mesures et superficies mentionnées dans le présent règle­ment d'urbanisme sont exprimées en système international (S.I.).

 

Toute référence à une loi ou à un règlement de juridiction fédérale ou provinciale, inclut également tout amendement ayant été apporté à cette loi ou règlement.

 

 

ARTICLE  3       ADMINISTRATION ET APPLICATION DU RÈGLEMENT

 

 

3.1                     Fonctionnaires désignés

  

L'administration et l’application du présent règlement sont confiées au(x) fonctionnaire(s) désigné(s) à ces fins par le Conseil, ci-après nommé « le fonctionnaire désigné » ou « l'inspecteur ». 

 

 

3.2                       Devoirs d’un fonctionnaire désigné

 

 

Dans le cadre de ses fonctions, tout fonctionnaire désigné doit notamment :

 

·    faire respecter les dispositions contenues au présent règlement ;

 

·    statuer sur toute demande de permis présentée en vertu de ce règlement ;

 

·    maintenir un registre des permis délivrés et refusés ;

 

·    archiver tous les documents fournis par le requérant d'un permis.

 

 

3.3                     Pouvoirs d’un fonctionnaire désigné

 

 

Tout fonctionnaire municipal désigné par le Conseil pour appliquer le présent règlement et en faire respecter les dispositions, a le pouvoir d’accéder à tout terrain pour vérifier si le présent règlement est respecté, notamment en examinant les produits ou autres choses qui s’y trouvent, en prenant de photographies, en prélevant des échantillons, en installant des appareils de détection ou de mesure, ainsi qu’en procédant à des analyses.

 

Les propriétaires ou occupants de ces propriétés sont tenus d'y laisser pénétrer le fonctionnaire désigné, de lui en faciliter l'accès et de lui donner toutes les informations qu'il requiert.

 

Un fonctionnaire désigné, lorsqu'il constate une infraction au règlement, peut émettre un constat d'infraction conformément à l'article 8 du présent règlement.

 

 

ARTICLE  4       INTERDICTION D’ÉPANDAGE DE FERTILISANTS

 

4.1                    Prohibition d’épandage